Sur “Honkin on Bobo”, sorti il y a à peine 20 mois, Aerosmith prenait un malin plaisir à reprendre des grands standards du blues ou plutôt à s’approprier ces ‘hits’ avec un tel talent qu’on aurait pu croire en un véritable album du combo plutôt qu’à un exercice de style. 2005, les « Toxic Twins » débarquent leur énième compile ‘live’ enregistrée au prestigieux Hard-Rock Hotel de Las Vegas, sous la houlette de l’ingénieur du son vedette Guy Charbonneau. Pour les plus jeunes, ce disque constitue une belle opportunité de s’initier au heavy rock US de la bande à Steven Tyler. Car hormis la ballade à l’eau de rose « I don’t want to miss a thing », les fragments de ce « Rockin the Joint » sont tous issus de la carrière rock n’roll d’Aero. Et la part belle est faite aux années 70 ! Sur 12 titres, plus de la moitié sont empruntés au répertoire seventies, soit la meilleure période, avant que le groupe – clean aujourd’hui – ne sombre dans la drogue et l’alcool. « Same old Song and Dance », « Draw the Line », « Rattlesnake Shake », « Walk this Way » et le sublime « Train kept a rollin » en guise de cloture. Il manque bien entendu un fameux paquet de titres essentiels, mais cette plaque n’est que le reflet du concert ‘club’ d’un groupe qui parvient à garder le bon cap malgré les galères accumulées. Plus que satisfaisant !