3e album pour Biffy Clyro et autant le dire d’emblée, leur cas ne s’arrange pas ! Le trio écossais souffre d’un syndrome dont les manifestations bruyantes écorchent une fois de plus les pavillons : l’ Americanus ‘MTV mid-90’s alt-rock’ Nostalgicus. Les 15 compositions de cet « Infinity Land » (qui se révèle de fait interminable…) en sont toutes contaminées. Gros riffs balourds, petits arpèges acoustico-sentimentaux calculés, changements de rythmes téléphonés… Simon Neil et les frères Johnston ont bien du mal à dissimuler la pauvreté mélodique de leurs titres. D’ailleurs, on ne sauvera du naufrage que les seuls « Glitter and trauma » et « My recovery injection », par pure charité rock’n’roll. Il est fort à parier que cet Infinity Land n’aurait pas laissé la moindre séquelle sonore même s’il était sorti en – par exemple – 1994. Au fait cela me rappelle que j’aimerais me débarrasser de quelques cadavres gênants, genre Everclear, Sponge et autres 3 Colours Red. Anyone interested ?