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La belle affaire : les Chemical Brothers sortent un cinquième album, et pas une once de remise en question chez les deux bricolos big beat d’Outre-manche. Si « Galvanise », malgré son sample bollywood un rien putassier (Najat Aatabu), débute les festivités avec vigueur et sympathie (Q-Tip enfin en forme), le reste de l’album est à l’avenant d’un genre (l’électro FMisée) qui de plus en plus se mord la queue (écouter le nouveau Daft Punk, raté). Sur « The Bower » (feat. Tim Burgess des Charlatans… comme d’hab’), Tom Rowlands et Ed Simmons ressortent leur TB-303 du placard, parce qu’il paraît qu’en ce moment y a un retour d’acide chez les jeunes gobeurs de BPMS. Opportunisme ? Pour s’en convaincre, le morceau suivant, « Believe », fera tout aussi bien l’affaire : du Chemical pur jus (Kele Okereke de Bloc Party au chant), comme il y a plus de 5 piges, bref des plombes dans l’industrie du disque. Le reste ? Du post-punk à la sauce boum boum parce que c’est « hip » (« The Big Jump »), du hip hop sur du semblant de Carpenter/Moroder (« Left Right »), et puis encore du « Psychedelic Private Reel » (« Marvo Ging »), comme si on n’avait pas encore saisi. Quoi ça ? Ben que les Chemical c’est déjà de l’histoire ancienne, et que comme dans ‘Le Père Noël est une ordure’, on conseillera à tous les nostalgiques dépressifs des années 90 d’‘appuyer sur le bouton’, pour en finir une fois pour toutes avec cette gaudriole.

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