Suffit de lire les notices de la pochette pour savoir que le deuxième album de Malibu Stacy a été enregistré aux studios Headgar de New York, sous la houlette de Scott Norton (TV On The Radio, CocoRosie), mixé par Mike Major (At The Drive In) au Mike’es Mix Room, en Floride, et masterisé au Sterling Sound de N.Y. par Steve Fallone (The Strokes). Faut croire que le sextuor est fasciné par les States, puisque pour réaliser leur premier clip vidéo, il s’était rendu à Los Angeles.
Mais venons-en au contenu de cet opus. Tout d’abord, il recèle une majorité de compos pop bien dans le style du premier elpee. C’est-à-dire pas facile à assimiler à première écoute, même si les mélodies peuvent paraître contagieuses ou hymniques. A la limite, dans ce style, le type de chanson évoque à nouveau Ficher Z. Et les inflexions, alors proches de John Watts accentuent cette impression, tout comme les chœurs qui les soutiennent. Maintenant, il est vrai qu’en filigrane, on décèle toujours quelques traces de Weezer et de Maxïmo Park, mais elles sont de plus en plus diluées. Heureusement le combo a le bon goût d’essayer de varier sa palette sonore. A l’instar de « Maria », plutôt proche de la comédie musicale, du slow crapuleux (NDR : ce mid tempo !) « Duck and cover », qui aurait pu naître au cours des seventies, si l’instrumentation n’avait pas été aussi contemporaine et puis du final « White teeth », notamment lorsque le rythme emprunte un tempo new wave. C’est le moment choisi par les cordes de guitare pour grésiller frénétiquement comme à la plus belle époque de Wedding Present. Pourtant, les deux plages qui me bottent le plus sont aussi les plus enlevées. Tout d’abord l’intro « Hotel de police », caractérisé par ses vocaux reverb, dispensés dans l’esprit de Roy Orbison et puis surtout le violent, véhément et punkysant « Older bolder (and stuff like that…) » qui devrait faire un malheur sur les planches. Et à mon humble avis, c’est sans doute aussi dans ce créneau que le groupe a le plus de chance d’asseoir sa crédibilité…

Nederlands
Français 
