Pressé à 3.000 exemplaires, le premier elpee de cette formation chicagolaise, pas insulaire comme on pourrait le croire, a la particularité d’habiller chaque disque d’une pochette unique. En fait si la structure est identique, la photographie cadrée en surface est différente. Une photographie issue du début du XXème siècle. En outre, chaque digipack bénéficie de la présence d’une page arrachée d’un roman, d’un bouquin ou d’un livre scolaire. Si Dreamend émarge au postrock, il possède l’énorme avantage de disposer d’un excellent chanteur. Dont la voix éthérée, cristalline, rappelle parfois Billy Corgan circa « Adore ». Ce qui ne l’empêche pas de privilégier les parties instrumentales. Musicalement, la formation réalise la fusion parfaite entre Mogwai, Kitchens Of Distinction, Cure, Cocteau Twins, Broken Social Scene, Godspeed You ! Black Emperor, Spiritualized, Explosions in The Sky, Jesus & Mary Chain, Do Make Say Think, Sigur Ros, My Morning Jacket, Low et Cowboy Junkies. Que du beau monde! Beaucoup de guitares donc. Atmosphériques, méditatives, tempétueuses, torturées, psychédéliques, visionnaires, spectrales, majestueuses ou languissantes. Mais qui couplées à un xylophone peuvent déboucher sur des sonorités absolument envoûtantes. Mais aussi des drums caressés ou maltraités, un banjo épilé ou une slide gémissante. Toute une structure qui ne néglige pourtant pas le format pop contagieux. A l’instar de « Slide song » qu’on a envie de fredonner à chaque écoute et que je ne parviens plus à chasser de mon esprit. Excellent !