Sur ce huitième opus studio, décoré par une superbe pochette signée Hugh Syme (illustrateur de Rush), le théâtre de rêve démontre une nouvelle fois sa capacité à diversifier son œuvre. Sorti il y a près de deux ans, le très heavy « Train of Thought » évoquait le Metallica des grands jours. Sur « Octavarium », il est incontestable qu’un titre comme « Never enough » a été inspiré par la musique subtile de l’excellent Muse. Un savant mélange pour une recette particulièrement réussie. Toujours plus que satisfaisante, la performance des musiciens est une nouvelle fois à souligner. Portnoy et Rudess ne se contentent pas de jouer rapidement, mais laissent parler l’émotion, comme sur la seconde partie de la plage titulaire, véritable moment d’anthologie pour les amateurs de mélodies imparables et de solos endiablés. Bénéficiant des interventions d’un orchestre philharmonique, les pièces les plus ambitieuses offrent une superbe palette de couleurs, à la gloire du progressif et du heavy metal mélodique. Moins puissant que le précédent opus, « Octavarium » condense les différents éléments qui constituent la force de Dream Theater. Une pièce équilibrée et aboutie.