Partagé en onze titres cumulant à peine 45 minutes, on ne peut reprocher à ce premier album de Early Man de se perdre en circonvolutions hasardeuses. Ici, on frappe droit ! Early Man est né 25 ans trop tard. En pleine vague de la New Wave of British Heavy Metal, nul doute que « Closing in » aurait remporté un certain succès. Mais aujourd’hui, seuls les rares fans hard core de Tygers of Pan Tang, d’Angelwitch et de Witchfynde apprécieront à sa juste valeur le travail ‘archéologique’ du duo. Mike Conte et Adam Bennati se sont très sérieusement penchés sur cette période de l’ère métallique avant de composer « War Eagle » ou « Feeding Frenzy ». Les années 80 en pleine ébullition, mais aussi la fin des années 70 caractérisées par des riffs qui auraient pu figurer sur « British Steel » de Judas Priest ou sur « Heaven and Hell » de Black Sabbath. Un brin de finesse et de créativité n’aurait pas été de refus, mais les groupes qui réussissent à reproduire aussi parfaitement le son de la NWOBHM sont si rares que nous pardonnerons les imperfections de cette galette ‘very very british old school’.