A l’instar de Radio 4 ou de The Rapture, The Fever est un jeune groupe new-yorkais qui se nourrit à la pop new wave du début des années 80. Ce 1er opus ne décevra pas les amateurs de Gang of Four (les immédiats « Cold Blooded » et « Artificial Heart ») ou de The Cars (le sucré « Put It On You »). Le quintet des frères Esquire réalise une première moitié d’album de très bonne tenue. La recette est simple : rythmique froide et groovy, guitares économes et acérées, chant juste ce qu’il faut de maniéré. Le point d’orgue de ce départ en trombe étant l’enfiévré « Ladyfingers », un titre qui ne laissera insensible aucun rock-clubber. Faut dire que l’ambition de The Fever est juste de faire bouger vos pieds, bras, jambes et/ou bassin. On ne leur fera donc pas le procès de ne pas apporter plus de densité à leur musique. En clair : écrire une putain de bonne chanson rock Ce que confirme un dernier tiers d’album bâclé et éminemment dispensable (les insupportables « Scorpio » et « Nite Vision »). Au final un « Red Bedroom » où les préliminaires sont prometteurs mais le plaisir éphémère.