« The Luxury of Loneliness »… est un des titres du précédent album de Marc Bianchi. Coup de bol : l’Américain n’a toujours pas trouvé l’amour, d’où ce nouveau disque. Sur lequel il tente, encore, d’exorciser ses vieux démons d’âme éplorée, qui cherche de l’affection mais n’en donne plus qu’à son laptop, faute de mieux. « The Past Presents The Future », donc… En serions-nous réduits à ça, mariner dans les regrets d’une vie à l’imparfait, consumée par les deux bouts ? Croire que nos erreurs commises par le passé entérinent diaboliquement notre futur ? Qu’il n’y aurait aucune échappatoire face à certains de nos souvenirs, les plus traumatiques ? A sa carapace, la déprime, Marc Bianchi rajoute donc une nouvelle couche – 10 titres d’obédience pop/électro, pleine d’arrangements fastes (flûte, cordes), et surtout de cafard (celui qui résiste même au Baygon). C’est joli, mais sous le vernis se terrent le désespoir et la solitude, bref la souffrance qui tenaille chaque homme en quête d’amour et de partage. Entre The Postal Service et Eels (« Missed Medicine », presque un tube), « The Past Presents The Future » touche bien là où ça fait mal. Aux glandes lacrymales, aux genoux (qui flanchent), à l’appétit, à l’envie… Ca dépend pour chacun.