Cet opus devrait plaire à celles et ceux qui ont apprécié l’injustement ignoré « Among the Trees » d’Arrested Development… Après avoir commis son premier album (« Exit »), K-Os avait décidé d’arrêter les frais. En fait, il était dégoûté par la triste évolution du hip hop, tant au niveau musical que du contenu. C’était sans compter sur le succès rencontré par « Exit ». Le Trinidadien de Toronto rempile donc et nous propose « Joyful Rebellion ». Une œuvre qui brasse hip hop, reggae, rock et soul avec un bonheur quasi constant. Entouré d’excellents musiciens, K-Os chante (à la Stevie Wonder) aussi bien qu’il rappe, dans un style proche de Q-Tip. On reste dans un format où la mélodie prime ; et parmi les plus réussies j’épinglerai « Man I used to Be » (très soul), le jazzy « Crabbuckit », ou encore le tube absolu « Love Song ». D’autres morceaux s’avèrent plus hip hop, à l’instar du minimaliste « B-Boy Stance ». Tout n’est pas toujours du meilleur goût (NDR : certains solos de guitare un peu poisseux), mais on reste subjugué par la dextérité du bonhomme à la production et au micro, et surtout par la qualité des chansons proposées.