The Fireman est un projet monté par Youth, le bassiste/producteur de Killing Joke, et Paul McCartney, dont le premier elpee, exclusivement instrumental, est paru en 1993 (“Oceans ship forest”). Un second opus va même suivre en 1998 (« Rushes ») ; un disque sur lequel il y a bien des parties vocales, mais elles sont constamment triturées par les effets électroniques. Bref, il faut bien reconnaître que ces deux œuvres sont plutôt passées inaperçues.
« Electric arguments » se révèle, comme son titre l’indique beaucoup plus éclectique. Et la voix de Macca est ici nettement distincte. Surtout en première partie de l’opus. Depuis le blues rocailleux, virulent (NDR : il s’en prend à son ex-femme Heather Miller) « Nothing too much just out of sight », dont certains accents peuvent rappeler « Helter Skelter » au ‘philspectoresque’ « Dance ‘til we’re high », en passant par la ballade acoustico-jazzyfiante « Two magpies », qui aurait pu figurer également sur le « Double Blanc », le très pop et hymnique « Sing the changes », le lancinant « Travelling light », un morceau imprimé sur un rythme de valse, le rock carré « Highway », le récréatif « Light from your lighthouse » et l’hypnotique « Sun is shining ». Des titres plutôt sympas mais qui ne cassent quand même pas la baraque. La deuxième partie de l’œuvre s’aventure davantage dans l’ambient et les expérimentations électro. Il y a même des beats sur « Lovers in a dream ». Il faut cependant attendre le tout dernier et très long morceau (NDR : 10 minutes !) « Don’t stop running » pour retrouver une mélodie plus pop, nonobstant un tempo plus lent et un climat atmosphérique. Avant qu’un titre caché ne nous replonge dans l’ambient. Anecdotique !

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