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Chaos and creation in the backyard

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Paul McCartney a beau être un monument, depuis la séparation des Beatles, il est toujours à la recherche de sa propre voie. Et ce après 20 albums commis en solitaire. Rien à faire, l’absence de son complice, John Lennon, lui fait toujours cruellement défaut. Ce qui ne l’a pas empêché de concocter l’une ou l’autre chanson bien sympathique ou même en 1991, de réaliser une elpee fort encourageant : « Driving rain ». Et puis d’accomplir une tournée mondiale couronnée de succès. Faut dire que Paulo n’avait pas hésité à inclure une bonne moitié de compos issues du répertoire des Fab Four. Un périple d’ailleurs immortalisé par un double opus ‘live’.
 
Pour concocter « Chaos and creation in the backyard », Mc Cartney a engagé un producteur émérite : Nigel Godrich (Radiohead, Beck, Air, etc.). Un type réputé pour être exigeant dans son travail. Il est même parvenu à convaincre Paul de se réserver l’intégralité de l’instrumentation. Et puis d’éliminer des tas de chansons jugées un peu trop ‘fleur bleue’. Mais vu la forte personnalité des deux personnages, la collaboration ne s’est pas faite sans heurts. Même qu’à un certain moment Paulo a voulu virer ce collaborateur un peu trop zélé à son goût. Finalement tout est rentré dans l’ordre et le disque a pu être bouclé. Mais je doute fort que les deux antagonistes retravaillent un jour ensemble. Oui, mais l’album alors ? En général très sobre, intimiste et fort attachant, il ne comporte pas de hit potentiel. En outre, il recèle quelques plages fort dispensables (« At the mercy », « This never happened before » et même la première partie d’« Anyway »), trois fragments qui n’auraient même pas trouvé grâce dans le répertoire des Wings au bord de l’asphyxie (NDR : pas encore assez intransigeant le Godrich !). Mais le reste demeure fort agréable à écouter. Depuis l’entraînant « Fine line », vaguement réminiscent de « Lady Madona » au superbe « Riding to Vanity Fair », plage légèrement jazzyfiante qui bénéficie de la participation d’un ensemble de cordes fort inspiré (le Los Angeles Music Players), en passant par le dépouillé « Jenny Wren », dont les arpèges - nonobstant la présence d’un duduk, instrument ethnique issu des régions d’Anatolie et d’Arménie - peuvent évoquer un certain « Blackbird », le délicieux et sauvage « Friends to go », le swinguant « Promise to your girl » et ses chœurs à la Queen, le latino « A certain softness » et puis le contagieux « English tea », que n’aurait pas renié Ray Davies des Kinks. Le tout interprété avec une simplicité désarmante qui sied parfaitement au formidable talent de mélodiste de Paulo. Peut-être pas le meilleur album de l’ex Beatles, mais sans doute celui où il y a mis le plus d’âme. C’est déjà ça !

Informations supplémentaires

  • Band Name: Paul McCartney
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: Parlophone / EMI
  • Date: 2005-12-31
  • Rating: 0
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