On ne peut pas dire que Newcastle ait donné naissance à un grand nombre de formations ou d’artistes rock/pop notoires. Il y a bien eu Penetration, The Lighthouse Family et Prefab Sprout. Et puis rideau. Maxïmo Park pourrait bien devenir le premier grand groupe de cette cité du nord-est de l’Angleterre. Une hypothèse soulevée lors de la sortie de leurs deux premiers singles, « Apply some pressure » et « The coast is always changing ». Hypothèse confirmée par la sortie de leur premier elpee, « A certain trigger ». Un disque produit par Paul Epworth, personnage qui travaille également avec les Futureheads. Et curieusement les médias britanniques ont décrété que les deux ensembles étaient très proches. A vérifier ! Et en particulier lors de la sortie de l’opus de ces derniers cités. Mais revenons à « A certain trigger ». Le quintette reconnaît avoir été inspiré par une multitude de groupes britanniques : depuis les Smiths à Roxy Music, en passant par Joy Division, XTC, Pulp, Gang of Four, mais pas avoir été influencé. Cherchez la nuance ! J’ajouterai Jam. Ou encore les Sparks, pour le glamoureux « Now I’m all over the shop ». Et même Peter Gabriel, sur la composition la plus énigmatique et lancinante du morceau de plastique : « Acrobat ». D’ailleurs, si vous voulez en savoir davantage, je vous invite à prendre connaissance de l’interview accordée par Tom English (le drummer) et Paul Smith (le chanteur). Mais en général, les compositions sont taillées dans une sorte de cocktail post/new wave – post/punk – power/pop aux mélodies contagieuses, rafraîchissantes et convulsives. Un style enrichi par des lyrics empreints de profondeur et d’émotion chantés d’une voix superbe mais unique par Paul Smith. Un must !