Sous ces initiales parfaitement imprononçable officient quatre musiciens allemands amoureux du son et de la mélodie. Inspiration, finesse, élégance et émotion se retrouvent tout au long de ce quatrième opus, en faisant un must absolu. Sans conteste leur travail le plus abouti et le plus personnel à ce jour. Bien sûr, la filiation au grand Floyd est toujours évidente, brandie telle un étendard. Mais RPWL se distancie peu à peu de son illustre modèle. D'une part, le groupe a élargi ses horizons, intégrant l'influence d'autres muses. Ainsi on notera ici des senteurs orientales, là un clavier à la mode Manfred Mann, là encore une touche space-rock ou une approche plus moderne façon Porcupine Tree. Quant à 'Roses', le hit potentiel chanté par Ray Wilson, il a un petit air de … Mike and the Mechanics, romantisme et profondeur en plus. D'autre part, l'identité du band s'affirme bien mieux, même si c'est encore par séquences. Esthétiquement irréprochable, l'album comporte aussi quelques passages plus pêchus, même s’ils sont totalement dépourvus d'agressivité. La guitare volontiers psyché de Kalle Wallner est irrésistible. La voix chaude de Jürgen Yogi Lang est parfaite. Et ses claviers, qui trouvent ici plus d'espace que sur les trois opus précédents, enrichissent la texture musicale sans la moindre faute de goût. Album essentiel d'un groupe en pleine forme.