Star de la pop latino durant les années 90 au sein de son groupe Los Subterraneos, Christina Rosenvinge abandonna au changement de millénaire Buenos Aires pour New-York. Non contente de changer de continent, la délicate Christina en profita pour proposer une musique plus intimiste et personnelle. Et séduire ainsi l’écurie Smells Like Records et la tribu Sonic Youth. Après un 1er album « Frozen Pool » inégal, ce « Foreign Land » impose davantage l’univers de la belle Argentine. Les 8 titres de cet album sont autant d’épures sensibles, la voix fragile de la dame étant soutenue tout en nuances par Lee Ranaldo, Steve Shelley & Cie (le splendide morceau final « As the Stranger Talks »). De plus la production discrète garantit l’authenticité de titres comme « Dream Room » (le versant éclairé) ou « German Heart » (le versant sombre à la Stina Nordenstam). Cordes et électricité se marient merveilleusement tout au long d’un album certes court et donc d’autant plus dense. Une révélation !