Quant à savoir quel est le groupe qui le premier a introduit des éléments disco/électro dans son rock, on laissera le débat aux velléitaires spécialistes. Certains s’y adonnent sans guère de subtilité mais avec de belles retombées sur les dancefloors (Radio 4, LCD Soundsystem), d’autres allient plus finement les beats syncopés et les riffs acérés (Hot Hot Heat, Q and not U). Supersystem s’inscrit dans les suiveurs du genre (cf. The Fever) pour un résultat mitigé. Le 1er opus de ce quatuor (en fait le trio El Guapo rencontré chez Dischord plus un batteur!) propose de fait de l’electro-funk-rock à la (grosse) louche sans pour autant nous mettre hors d’haleine (le comble!) Les beats électroniques et les nappes synthétiques de rigueur sont omniprésents, les mélodies emballent nettement moins. Et il faut attendre la seconde moitié d’album pour y trouver moins d’uniformité et plus d’excentricité, le groupe se rappelant son passé aventureux (voir El Guapo). De quoi leur accorder une deuxième chance?