Projet électro germanique mené par Marco Haas, T.Raumschmiere a décroché un petit succès l’an dernier en commettant le single « Monstertrruckdriver ». Il revient avec plus ou moins la même formule et contrairement à ce que le titre pourrait le faire supposer, cet elpee ne contient aucune reprise des Ramones. Le blitzkrieg de Marco commence par « Stick Like me » une mauvaise imitation de The Exploited en version électro. On continue par quelques instrumentaux un plus inspirés constellés de saturations digitales, de sons échantillonnés en ‘8 bits’ (définition sonore digitale de basse qualité) ou ‘industriels’, obsession récurrente chez les musiciens allemands, excepté peut-être chez David Hasselhoff. On retombe tout de suite dans les horreurs ; et en particulier le lamentable « A Mess ». Surchargé par un gros synthé basse qui s’évertue à singer une guitare, ce fragment est chanté mollement par le dénommé Quasimodo Jones. Dans un registre métal décadent, Sandra Nasic (chanteuse de Guano Apes) essaye de donner un peu de panache à un « Very Loud Lullaby » qui nous rappelle les impayables Scorpions. « 3 minutes of Happiness » reprend le son de synthé mortuaire de Joy Division. Il est chanté/parlé par Judith Juillerat et reste un des moments les plus convaincants de la plaque. L’instru « Patridiot » rappelle aussi Joy Division et dénote un petit effort mélodique de la part de Marco Haas. Ce dernier clôture l’album par une beuglante sur le poussif « Blitzkrieg Pop », cavalcade punk-électro triste comme un mois de novembre en Pologne.