Lorsqu’on va faire un tour sur leur site pour en savoir un peu plus sur ces habitants ténébreux de San Francisco, on apprend que…Vanishing n’existe plus. On tient donc ici le dernier album de ce groupe qui est divisé aujourd’hui en deux entités. La voix de la chanteuse Jesse Eva rappelle les vocalises torturées de Lydia Lunch (période no wave) et les post-punkettes allemandes de Malaria. Les synthés stridents semblent avoir été utilisés sur le premier album de Human League, un batteur martèle des rythmiques disco brouillonnes et le saxophone épileptique évoque James White. Bref, les quelques beats électro (« Still Lifes ») rappellent que ce disque date de 2004 et n’a pas été enregistré dans la banlieue de Sheffield en 1979. Peu de mélodies ici, plutôt des mélopées torturées qui baignent dans des delays et des reverbs caverneux. Pas vraiment original, mais un disque radical et sans concessions qui plaira aux fanatiques du genre. No Wave baby !