Pour enregistrer leur cinquième elpee, Ash s’est rendu à Los Angeles. Dans les mêmes studios occupés par Nirvana lorsqu’il avait commis son célèbre « Nevermind ». Pas sous la houlette de Butch Vig, mais du producteur Nick Raskulinecz (System Of A Down, Queen Of The Stone Age, Foo Fighters) et de l’ingénieur du son Rich Costey (Audioslave). Une situation qui ne transparaît que sur deux titres. Deux plages au groove hénaurme. Tout d’abord l’hypnotique « Detonator », aussi addictif que « Smells like teen spirit ». Ensuite le single « Clones ». Fruit d’une rencontre hypothétique entre R.A.T.M. et Teenage Fan Club. A cause des harmonies vocales limpides, célestes, que Tim et Charlotte conjuguent en harmonie. Et puis de l’intensité née de ce mélange subtil de punk, de métal et de hip hop. Mais si l’aspect métallique des chansons est plus prononcé, Tim n’a pas perdu pour autant son art de rendre ses refrains contagieux. Et certains d’entre eux pourraient même se siffloter sous la douche. Bref, que des bonnes nouvelles ! L’opus recèle une seule ballade, « Starcrossed », une chanson d’amour mélancolique, douce, chargée d’émotion ; un hymne rock estival à la Weezer (« Out of the blue »), et puis en final le zombiesque et hyper métallique « Vampire love », un morceau qui a servi de bande sonore à « Dawn of the dead ». Epatant !