The Sedan Vault est une formation issue de Sterrebeek. Un trio qui avait déjà commis un premier opus en 2006, intitulé “Mardi Gras of the Sisypha”. Fatalement, « Vanguard » constitue donc son second. Le combo se démarque cependant de la plupart de ses contemporains issus de la scène belge. Pas de pop/rock ici, mais une musique complexe qui puise son inspiration aussi bien dans la prog (NDR : on est même ici en présence d’un concept album traitant de l’ascension et de la chute d’un groupement terroriste) que dans l’électro. Un peu dans l’esprit d’At The Drive In ou plus exactement de The Mars Volta. Les changements de rythmes sont légion. Seules les mélodies, souvent conduites par des harmonies vocales falsetto, éthérées, parfois hymniques, émargent à la pop. Epiques, elles peuvent même rappeler Mew. Drums convulsifs voire frénétiques, électro raffinée, basse menaçante ou élastique, groove épileptique (Chemical Brothers ?), sèche minimaliste, accès de claviers discrets mais efficaces ou de piano sonore et accords de guitare tour à tour stridulants, crépitants, atmosphériques, frénétiques ou languissants ainsi qu’arrangements circonstanciellement opulents tissent une toile sonore aussi séduisante que surprenante. Arno Hintjens est même venu poser sa voix déclamatoire lors de l’intro de l’opus. Néanmoins, j’accorderai une mention spéciale à « A rave to every home », une plage dont les guitares chatoyantes, tintinnabulantes lorgnent manifestement vers Sad Lovers & Giants, alors que la fin de parcours est aussi épique que les envolées pratiquées par le Genesis de l’Archange Gabriel à l’époque de « Selling England by the pound » et de « The Lamb lies down on Broadway »…

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