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Captain Boogie

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Pour enregistrer leur second elpee, Boogie Snake, Dirty Wolf et Devil d’Inferno ont décidé de capturer le son le plus proche de leurs prestations scéniques. Résultat des courses, ce « Captain Boogie » est beaucoup plus brut de décoffrage et forcément, s’avère plus difficile à assimiler.

Produit par André Gielen, ce disque est découpé en 12 plages qui flairent la sueur et le souffre. L’aspect primal du rock’n roll y est privilégié. A cet égard, les Tropics se montrent dignes héritiers naturels des Cramps (NDR : drôle de coïncidence, Lux Interior, leader et chanteur du combo new-yorkais, vient de décéder). Et ils le démontreront sur le frénétique, « Hippidy hop », une plage également hantée par un certain Little Richard (NDR : il n’y manque que le piano). Sur le vicieux « Those dicks », ensuite. A cause de ce recours à la guitare surf et puis de la voix ‘hoquetante’ de Boogie Snake. Et enfin d’« I dig you much and more », une plage pimentée par un harmonica fiévreux et imprimée sur un tempo tribal. Un rythme que Devil imprime sur la plupart des compos de l’elpee. Comme sur le sauvage « Disco d’Inferno » (NDR : ben tiens !), un morceau enrichi par une basse hypnotique (NDR : si c’est une basse ?) et un saxophone stridulent. Ou encore le boogie « Baby sue », morceau qui aurait pu figurer au répertoire d’Alan Vega. Pensez au célèbre « Juke Box Baby ». Encore que dans le style, « Cock-a-doodle-do » rappelle davantage le hit du citoyen de Brooklyn, tout en adressant, via ce message de basse-cour un clin d’œil à Chuck Berry (NDR : cherchez l’astuce !) Le blues a évidemment également sa place sur ce disque. Tout d’abord à travers le lancinant et aride « Godammn blues » et ses riffs de guitare effilés. Sur « I’m gonna try », également. Une compo plus torturée, au cours de laquelle le crissement des six cordes peut faire penser à une fraise de dentiste qui vous abrase une dent. Ou encore le plus punk, donc furieux, « Oohh », dont les accents de blues sont paradoxalement contrebalancés par des accès de fête. L’elpee recèle encore un morceau plus inhabituel dans le chef du trio : « Bang your head ». Du funk/rap inspiré à la fois par des Rage Against The Machine et Red Hot Chili Peppers originels. Quant à la version garage de « Think it over », elle rend hommage à Buddy Holy. Reste le titre maître. Une composition qui alterne le menaçant voire le sinistre (NDR : qui a dit le gothique ?) et la fureur du punk extrême. Bref, un album dévastateur, à ne pas mettre entre toutes les oreilles. N’empêche, ce nouveau répertoire des Tropics devrait prendre une dimension apocalyptique sur les planches…

Lien vidéo "Those dicks" :  http://www.vimeo.com/5114123

 

 

 

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