Graham Dowdall s’est forgé une solide réputation en côtoyant des artistes aussi notoires que David Thomas (Pere Ubu), John Cale ou encore Nico. A l’origine, il était même drummer. Mais au plus profond de son subconscient se cachaient, en fait, d’étonnantes tendances électro. Il a même avoué vouloir devenir un créateur d’humeurs et de mélodies électroniques. Pour réaliser ses objectifs, il a donc fondé Gagarin. Il y a un peu plus de douze années.
Tout au long d’« Adaptogen », Gagarin nous entraîne dans un voyage atmosphérique, intergalactique, à la recherche d’une hypothétique quatrième dimension. Les nappes de claviers synthétiques et les beats simples servent de toile sonore à ces paysages visionnaires, destinés à relaxer le corps et l’esprit. On est manifestement ici dans une certaine forme d’ambient/electronica. Les mélodies sont légères et d’une troublante élégance. Les textures tout en nuances. Les downtempos particulièrement bien maîtrisés. Les longues plages instrumentales empreintes de charme.
Si on n’est pas en présence du disque de l’année, il serait vraiment dommage de passer à côté d’une œuvre aussi réussie. Je vous la conseille donc vivement…

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