Oubliez le Birdy Nam Nam tel que vous l’avez connu quand il était jeune et insouciant. Celui-là même qui s’intéressait de près au jazz, au trip-hop et aux bidouillages sans prétention. Au placard la modestie des premiers jours, la bestiole a depuis exécuté quelques pompes, ingurgité une bonne dose d’hormones, s’est envoyé en boucle toute la discographie de Daft Punk, Boys Noize et autres frangins chimiques, avant de se lier d’amitié avec les grosses têtes du show-biz electro made in France. Désormais, la bébête, établie dans des tranchées où on ne l’attendait pas, s’est transformée en machine de guerre et veut faire la révolution en martelant des beats bourrins et putassiers dans ta gueule.
Dissimulés derrière l’entité baptisée Birdy Nam Nam, les quatre mercenaires n’en ont rien à foutre si leur nouvelle décharge n’a rien d’avant-gardiste. Ce qu’ils veulent, c’est voir leurs proies disparaître au cœur d’une série interminable de mouvements spasmodiques, le regard vitreux, le souffle court et suant à grosses gouttes. Jusqu’à ce qu’elles soient à genoux ou que leurs pieds saignent. Blood on the dancefloor. Le but est atteint. Birdy Nam Nam est venu, a vu et a vaincu.

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