Ce disque a été enregistré en hommage au peintre Giorgio De Chirico, dont de multiples oeuvres ont été exposées à la galerie Estorick de Londres en, 2003. A l’instar de la musique de Clientele, les toiles de ce peintre reflètent des sentiments d’inquiétude, de rupture, de tristesse et de solitude. « Ariadne » fait suite à « Violet hour », un album paru l’an dernier. Un Ep découpé en cinq titres, dont quatre instrumentaux. « Enigma » et « Ariadne sleeping » déambulent ainsi au gré d’un piano sonore, empreint de mélancolie, réminiscent de Satie. Plus expérimentales, les 8 minutes de « The sea inside a shell » s’enfoncent dans le mystère d’un orgue crépusculaire, presque ‘cathédralesque’. « Impossible » et « Summer crowds in Europe » respectent une forme plus proche du style pratiqué par ce trio londonien. Superbe composition, caressée d’harmonies vocales limpides, la première mélange psychédélisme, pop et folk dans un style qui doit autant aux Byrds qu’à Belle & Sebastian ; alors que la seconde parvient à nous bercer au gré de ses cordes de guitares aventureuses, vibrantes, mélodieuses…