Tiga, roi du dance-floor elektroklash, lunettes de soleil fluo, marcel vintage, écusson Motörhead. Ses deux poulains : Pee Thug et Dave 1, look homo, moustache à la Moroder, fans de Prince et Shalamar, obsédés du vocoder, poil à gratter dans le slip, le hip hop c’est leur pote. Leur musique un peu ringue, ils l’assument : même Jacques Lu Cont a donné son avis, lors d’une soirée mousse, « c’est bien, ça sonne comme du Van Halen joué par Yazoo », on acquiesce, avant de se rincer les narines et de remettre de l’Axe odeur musc. Il fait chaud, alors on enlève notre T-shirt : dessous se profile un tatoo, c’est une ancre de marin, avec des roses tout autour. Sonnez les trompettes, la cavalerie rapplique : bim bam boum, le dance-floor gigote, « Destination : Overdrive ». « You’re So Gangsta », nous susurre une bimbo, les seins qui pointent. Notre futal fait des bosses. « Trevor Jackson, tu kiffes ? ». « A mort, ouais… ». Les mecs se la jouent postmodernes, rodéo sous la boule à facettes. Le Québec ? C’est impecc’. Reprends donc de la poudre, ça dégage les sinus. Tu l’as vu, mon anus ? « Ah oui, comme ça ! », c’est bon c’est canon. Guili guili, poil au zizi.