Tout amateur de true metal qui se respecte connaît Joacim Cans en tant que chanteur d'Hammerfall. Pour son premier projet solo, le vocaliste s'est entouré de quelques pointures du heavy metal. Matt Sinner (Sinner), Metal Mike (Halford), David Chastain (Chastain), Mark Zonder (Fates Warning), Stefan Elmgren (Hammerfall) et Daniele Soravia (Warlord) sont venus prêter main forte pour l'occasion. On aurait presque tendance à qualifier Cans de supergroupe, si le terme ne semblait pas un peu passé de mode ces derniers temps. Cans ne s'est pas contenté de reproduire la recette d'Hammerfall et a pris un soin particulier à composer des titres variés dans lesquels les refrains et les mélodies sont primordiaux. Parfois sombre, souvent heavy, développant des structures atypiques pour du metal "classique" (les choeurs d'enfants sur The Key), les titres peuvent parfois dérouter les amateurs du genre, mais d’un point de vue de l’originalité, sont bien au-dessus des compositions un peu simpliste d'Hammerfall. On pense parfois à du Dokken, voire à du Pretty Maids grande époque. Quelques passages plus speed viennent rappeler les origines de Joacim Cans ; mais à l'inverse, le morceau qui boucle le disque est une belle ballade assez inattendue, quand on sait qu'elle a été composée par Jef Watters, leader du groupe trash Annihilator. Cans s'avère une bien agréable surprise et l'accomplissement d'un travail solo exemplaire.