The Dallas Explosion : trois potes bien de chez nous qui font de la musique. Ni garage (« Parce qu’ils ne viennent pas de New York »), ni grunge (« Parce qu’ils savent jouer de leurs instruments »), ni EMO/indie (« Parce qu’ils aiment faire des concerts »), ni electro (« Parce qu’ils n’aiment pas les ordinateurs »), ni boys band (« Parce qu’ils écrivent eux-mêmes leurs chansons, ne savent pas danser et faire du play-back »), ni nu metal (« Parce qu’ils ne portent pas des pantalons baggy et ne rappent pas sur de grosses guitares »). Quand on les écoute, on pense plutôt à « ZZ Top jouant des covers du Velvet sur les amplis des RHCP ». Ce genre de citations, lues dans la bio, n’aidera personne à se faire vraiment une idée sur ce que nous offre The Dallas Explosion. En ce qui nous concerne, on pense à du Weezer gonflé à l’EPO, à du stoner de « college bands », à Bloodhound Gang en moins anal. Si les guitares crachent leur venin, c’est toujours dans les limites du bon goût : même sous la douche on trouve ça bien. Produit par Mike Butcher (Black Sabbath, Marvin Gaye), cet EP donne la patate, et ce malgré son titre. Comme quoi il ne faut jamais croire tout ce qu’on écrit.