Devaient avoir un besoin urgent de fric pour sceller une telle reformation. Si, si, Simon LeBon, John Taylor, Andy Taylor, Nick Rhodes et Roger Taylor ont donc décidé d’enterrer la hache de guerre pour enregistrer cet « Astronaut ». Manquait plus que Stephen Duffiy soit de la partie. M’enfin, on ne peut pas dire qu’il faisait partie du line up type de Duran Duran. Qui n’avait plus enregistré sous cette formule depuis 21 ans ! Enfin, faut quand même savoir que la réconciliation était dans l’air depuis un bon moment, puisque certaines chansons ont été composées, il y a déjà trois ans. Découpé en 12 titres, l’elpee s’avère, ma foi, fort agréable à écouter. Un disque partagé entre morceaux pop/rock/funky et compos plus sombres, plus atmosphériques, contagieuses même (NDR : enrobé d’arrangements symphoniques, « Still breathing » est absolument superbe !). Le onzième de D.D., pour ceux qui aiment les précisions. Un seul reproche, mais il est de taille, cet « Astronaut » ne recèle aucun hit de la trempe des « Girls on films », « Hungry like the wolf » ou encore « The reflex » ; et c’est bien là que le bât blesse. Sans hit potentiel, susceptible de vous donner l’envie de danser, Duran Duran n’a aucune chance de refaire surface…