“The sonograph”, n’est pas un nouvel opus d’Early Day Miners, mais un Ep 6 titres qui sanctionne leur nouvelle signature chez Acuarela. Hormis le dispensable Mosaic II », les cinq autres fragments épousent une forme de mélancolie contemplative propice à la projection d’images indistinctes, mystérieuses, de cités fantômes. Pensez aux westerns d’Ennio Morricone ! Et lorsque Daniel Burton chuchote ses confessions, cette impression s’accentue. Ce qui n’empêche pas un morceau comme « Persih boom » de libérer une intensité fiévreuse, climatique, digne de l’indispensable « If I only could remember my name » de David Crosby. A « Bijou » de scintiller au gré des cordes entrelacées, à l’instar d’un Red House Painters ensoleillé. A « Albatross » de se lover dans l’intimisme d’un Neil Young, sur un lit de piano et d’harmonica. Ou encore de musarder à l’infini, tout en multipliant les méandres, sur le languissant « Bedroom, Houston », qu’un Low n’aurait pas renié ; et sur le semi-noisy/semi atmosphérique (Labradford ?) « Misrach »…