En 1995, lors de la séparation de Cop Shoot Cop, son bassiste, Tod A. s’est dit : “what’s next ?”. Après l’aventure de CSC le sieur plonge dans son carnet d’adresse pour reformer un big band. Participent à ce projet imaginé par cet entertainer né, Duane Denison (guitariste de Jesus Lizard), Yuval Gabay (batteur de Soul Coughing), Kurt Hoffman (saxo pour Jon Spencer Blues Explosion) ainsi qu’Elysian Fields, venue donner de la voix pour les deux premiers albums iconoclastes. Après une troisième galette sortie en 2001, “The man on the burning tightrope” constitue donc le quatrième effort de ce groupe définitivement à part. Après une intro en fanfare et trompettes, Tod A. reprend finalement là où il s’était arrêté chez Cop Shoot Cop (un des groupes les plus importants des 90’s, soit dit en passant) : en faisant un effort de chant, il parvient ainsi à rendre intelligible un message musical des plus riche. Nettement plus facile d’accès que sa formation précédente, Firewater piétine dans la joie et la bonne humeur les musiques traditionnelles des pays de l’est, le folk, le blues, mais surtout le cabaret. Un artiste comme Tom Waits dans ses productions les plus récentes présente cette vision de la musique, souvent bancale, à la limite de la rupture et de la chute. A l’image de l’équilibriste de la pochette. Beck, également, dans son genre et parfois de manière réussie, tend à cet exploit. Tod A. rejoint définitivement la caravane de freaks chers à Browning. Tiens un autre Tod !