Adulé par des grosses pointures comme Brian May et Solomon Burke, cet Américain a mis du temps avant de se retrouver au devant de la scène. De petits boulots en galères diverses, il a finalement tapé dans l’œil d’un producteur alors qu’il accompagnait à la guitare une strip-teaseuse aspirant à la chanson. En 2002. Ellis Hooks pratique un rock sans fantaisie qui touche à la country, au blues et à la soul, genre que son style vocal rappelle énormément. Pas d’innovation ou d’électronique à l’horizon sur cette plaque, mais une musique très classique et ‘mature’… Fidèle à cette étrange idée qui veut que la seule technologie ‘respectable’ soit celle qui est vieille de cinquante ans, Hooks tient à préciser que son troisième opus a été enregistré sans pro-tools ni sampler. Pourtant, ce disque ne recèle aucune chanson mémorable, l’emballage musical hyper pro rendant les morceaux ennuyeux et interchangeables. Un produit honnête, bien formaté pour les radios « Adult Oriented Rock » (classic 21 ?), mais qui passera inaperçu partout ailleurs.