Une batterie scabreuse prend d’assaut nos tympans, avant qu’explose un riff retors qui nous terrasse pour de bon, et qu’un cri guttural nous achève d’un coup sec : dans un dernier soubresaut apparaît l’ange de la mort, qui nous oblige, dernier supplice, à écouter The Hunches. Antichambre de l’enfer : le son est vicieux, la voix écorchée, la rythmique satanique. Du ‘black garage’ ? A côté, les fous furieux d’Eighties Matchbox B-Line Disaster passeraient presque pour des putains d’enfants de chœur. Bobby Beausoleil et ses trips mansoniens, c’est pareil : du pipi de chat. Kenneth Anger, pour son « Lucifer Rising », aurait dû faire appel à ces types de Detroit, The Hunches (pas des tapettes). Après un premier disque sorti en 2002 (« Yes. No. Shut It. »), ils reviennent au charbon ; et il tâche méchamment ! Attention les oreilles : ce disque vous écrase le cortex comme une enclume jetée du haut d’une montagne. Parfois le climat se calme (« Nosedive », du Jesus & Mary Chain en un peu plus couillu, « Two Ghosts », genre The Ponys, leurs potes de label), mais jamais très longtemps… Mieux vaut donc rester sur ses gardes, parce qu’avec ces types personne n’est à l’abri (d’un violent coma, d’une crise d’acouphène, d’un massacre à la Ted Bundy). Pas glop !