Tom Crossley est un joyeux drille de l’exotisme instrumental, du pointilleux sonore, du pusillanime mélodique. A l’instar d’un Sean O’Hagan (High Llamas) ou d’un Pastels (ses amis), il aime enjoliver ses chansons de détails luxuriants : une trompette par-ci, un xylophone par-là, quelques bleeps, un harmonica,… Rien n’est de trop pour cet esthète de la pop de luxe, entouré pour l’occasion d’une kyrielle de potes eux aussi doucement dingues, d’Alasdair Roberts à John McEntire. C’est magnifique comme on peut renouveler les codes d’un genre sans le trahir : suffit d’un peu de finesse et d’imagination, et le reste vient tout seul. De Teenage Fanclub à The Sea & Cake, l’histoire n’en finit pas. Dernier épisode en date : les douze titres suaves et riches du deuxième album d’International Airport. L’atterrissage est reporté à une date ultérieure… Les passagers du vol n’étant pas très chauds pour reposer de suite leurs pieds sur terre.