Une plage d'introduction de plus de 9 minutes ! Sombre et complexe, "The Invisible Man" plonge immédiatement l'auditeur dans l'univers tourmenté de Marillion, fer de lance du néo prog anglais depuis près de vingt ans. Annoncé par les fans comme le digne successeur du conceptuel "Brave", l'album tant attendu n'en possède pas le charme et la force, mais dévoile des pièces ambitieuses au son résolument moderne. Entre peine et espoir, "Marbles" constitue un voyage émotionnel profondément triste et désespéré. Aujourd'hui plus proche de Radiohead que de Gentle Giant, le combo se moque des normes établies dans le rock progressif "traditionnel" pour se forger une identité musicale inclassable. Enregistré au Racket club, studio privé du groupe situé en pleine campagne anglaise, "Marbles" est le fruit d'une approche assez révolutionnaire du business. Comme "Anoraknophobia", il a été financé partiellement par les fans qui, en pré-commandant l'album via Internet, ont permis au groupe de concilier liberté artistique et assurance financière, sans être dépendant de l'investissement de la part de sa firme de disque. Pour remercier ses indéfectibles admirateurs, le band de Steve Hogarth offre un packaging haut de gamme dans la version digipack double CD qui comporte un livret de pas moins de 128 pages (uniquement disponible via le site du groupe).