Les frères Bielanko ont sans doute trop écouté Bruce Springsteen dans les années 80 : on pourrait s’arrêter là, tant ce disque (leur troisième) nous rappelle le Boss d’il y a vingt ans, celui qui ouvrageait dans les charts US en exhibant fièrement son torse poilu, avant de devenir, après le 11 Septembre, le plus fier ambassadeur de la cause républicaine ultraconservatrice. Mais là n’est pas la question : alors, Marah, bien ou pas ? A vrai dire, et vous l’aurez compris : plutôt bof. La bio cite « Exile on Main Street » des Rolling Stones et « Music From Big Pink » du Band comme références. En ce qui nous concerne, on pense davantage à Hootie and The Blowfish et au Dave Matthews Band, bref que du poids lourd FM, moche comme du rock de fonctionnaires. Sans doute que dans la file à la banque ou lors d’un « walking dinner » chez IBM, ça le fait. Il paraît même que Nick Hornby adore… Cette fois on sortira notre joker. Encore un peu de pâté, quelqu’un ?