Ne pas confondre tous les “mono” qui peuplent la scène musicale, pour l’instant. Monno (NDR : son orthographe nécessite deux ‘n’) sert de patronyme à un quatuor belge dont la particularité relève de l’utilisation très “free” d’un saxe. Sombre, dense, électronique et instrumentale, leur musique navigue aux confins de l’industriel et de l’expérimental. Historiquement, les rapprochements se bousculent : Throbbing Gristle, SPK, Zoviet France, Ruins, Zorn et évidemment Painkiller. En bénéficiant du travail de l’artiste Dennis Tyfus pour l’artwork de la galette, vous en concluerez aisément que Monno se situe résolument en marge, à l’affût des “avant-gardes”. Le groupe aura d’ailleurs la chance de défendre, à la rentrée, son premier bébé sur les planches belges, hollandaises mais aussi suisses, dans le cadre de divers festivals centrés sur les labels K-raak3 et Lowlands. Avis donc aux amateurs éclairés !