Premier opus solo pour Minco Eggersmann, leader de At The Close Of Every Day. Un disque pour lequel il a quand même reçu le concours de l’un ou l’autre invité. Et en particulier de l’harmoniciste Thomas Denver Jonsson et du joueur de pedal steel Fredrik Wilde. D’un bassiste, d’une pianiste et d’une choriste également. Tout un petit monde qui n’intervient que très pudiquement tout au long de l’opus ; laissant l’essentiel du gâteau sonore à la six cordes acoustique et à la voix de Minco. Dans un style qui rappelle Mark Eitzel et Mark Kozelek. D’abord à cause de la voix profonde, torturée, bouleversante de Minco. Et puis de sa manière de jouer de sa guitare sèche. Tantôt en picking, tantôt à travers des accords plaqués et douloureux ; mais le plus souvent pour tramer une contre mélodie. Les douze fragments de « Wagon fair » sont, en outre, inspirés par une nouvelle inspirée de “The Devil’s playground”, un documentaire que la BBC a consacré à la communauté Amish implantée au Nord de l’Amérique (http://fr.wikipedia.org/wiki/Amish.)