Le Singe Blanc nous vient de Metz. Un trio pour le moins atypique. Et pour cause, son line up implique deux bassistes, Thomas Coltat et Vincent Urbani, également responsables des vocaux (NDR : enfin, une sorte de mélange d’éructations et de yaourt que s’échangent la paire, l’un d’une voix rauque et gutturale, et l’autre d’un timbre aigu), ainsi que le drummer Kevin Lequellec. Fondé en 2000, ce combo a acquis une certaine notoriété sur la scène musicale indépendante, au fil des concerts. Jugez plutôt : ils ont accordé plus de 500 dates en moins de 7 ans, assurant même le supporting act de formations comme The Ex, Zu ou encore Melt Banana. En 2007, ils ont même eu l’opportunité d’effectuer un périple en Chine. Un Dvd retraçant cette épopée accompagne cet opus. D’une durée de deux heures, il est enrichi de quelques clips vidéo. Stéphane Ulrich a donc filmé ce voyage opéré avec les moyens du bord. Peu de prestations scéniques, mais surtout la vie d’un groupe et de son team, sillonnant l’Empire du milieu…
Réputé pour sa musique radicale, baroque et déstructurée, le groupe est totalement inclassable. Il y a du math rock, du jazz, de la noise, du punk et même du disco. Il doit y avoir autre chose, mais ne m’en demandez pas plus, c’est assez compliqué ainsi. Une chose est sûre on en prend plein les tympans. Les deux basses ronflantes vous rentrent dedans constamment. Rythmiques et boucles se croisent et s’entrecroisent. L’énergie libérée est permanente. S’il règne tout au long des dix titres de ce « Baï Ho » (NDR : qui signifie singe blanc en chinois), apparemment le septième opus du Singe Blanc, une frénésie digne de Mr Bungle, les arrangements et les enchaînements sont plus subtils et le groove coule davantage de source. C’est même parfois dansant. Enfin, suivant la philosophie du Singe Blanc. Vous êtes donc prévenus…

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