Issu de San Francisco, Oranger compte déjà quatre albums à son actif. Une formation qui collabore régulièrement aux projets de groupes avec lesquels ils partagent les mêmes affinités musicales. Récemment, Matt Harris avait rejoint les Posies, Mike Drake et Jim Lindsay joué en compagnie de Preston School Of Industry, et Patrick Main apporté son concours au Tarnation de Paul Frazer. Réputé pour leur psyché/garage hérité en ligne droite de la West Coast, le quatuor a décidé de rendre ses chansons plus pop, plus contagieuses. Sans pour autant renier leur démarche sous influence. Résultat des courses, le combo californien vient de commettre un opus fort intéressant. Riche aussi. Dans la lignée des Wilco (NDR : décidemment on ne parle plus que d’eux), de Son Volt et d’Uncle Tupelo. Et la participation de David Dondero (alias Chris ‘The Texican’ Heinrich) à la pedal steel pour « Cut off yer thumbs » et « The writer » accentue, bien évidemment, cette impression. Maintenant, en grattant un peu, on se rend compte que chaque chanson, d’abord composée à la guitare acoustique, puis mise en forme avec toute la panoplie de l’instrumentation basique (guitares, basse, batterie et claviers), possède ses propres spécificités. Plus surprenantes les unes que les autres. A l’instar de l’excellent « Othersider », dont le groove semble avoir été piqué à Beck. Du croustillant « Going under », dont le fruit de la rencontre entre ELO et Teenage Fan Club, semble hanté par le spectre de George Harrison. Du déjanté « Sweet goodbye », morceau qui aurait pu naître d’une jam entre les Stones et Gomez. Et enfin du titre maître. Ses harmonies vocales beatlenesques, sinusoïdales nous ramènent même à l’époque du « Magical Mystery Tour ». Et je nous laisse le soin de découvrir le reste. Car au plus on écoute cet opus, au plus on découvre de surprises. Epatant !