On ne présente plus Primal Scream, un des groupes rock majeurs des années 90 et 2000, dont la carrière n’a jamais souffert d’aucune baisse de régime, ou presque (aucun titre des deux premiers albums du groupe, « Sonic Flower Grooves » et « Primal Scream », ne sont ici présents). Primal Scream, c’est d’abord « Screamadelica » (1991), un des elpees phare de l’indie dance, qui trône à côté du premier album des Stones Roses et des Happy Mondays. Une pierre angulaire de cette époque insouciante où l’X déferlait dans les clubs et déchaînait les passions les plus contradictoires. De cette époque que beaucoup comparèrent au « Summer of Love » psychédélique de la fin des années 60, on retiendra surtout « Loaded », véritable appel à la fête et à la défonce ; en fait un remix d’un vieux titre du groupe (« I’m Losing More Than I’ll Ever Have ») opéré par Andrew Weatherall. Puis c’est la gueule de bois et la régression stonienne de « Give Out But Don’t Give Out » en 1994, avant le très dub « Vanishing Point », album du retour en grâce, sur lequel Mani (des… Stone Roses) et Kevin Shields apportent un renfort logistique. Mais la vraie claque s’appelle « XTRMNTR », un furieux mélange de garage punk et d’électro martiale, dont on retrouve ici pas moins de quatre titres (tous des bombes). Le dernier épisode de Primal Scream s’appelle « Evil Heat », sorti il y a deux ans, encore plus violent, mais moins techno. Si vous n’avez aucun disque du groupe à Bobbie Gillepsie, ce best of s’avère un achat indispensable. En fait c’est bien simple : « Dirty Hits » est grandiose du début à la fin.