L’année dernière sortait « The New Romance », le deuxième album de ces Américains qu’on aura trop vite faits d’étiqueter ‘post-punk’. C’est qu’on y décelait, aux détours des refrains vrombissants et des rythmiques métronomiques, des influences quasiment pop, qui collaient trop aux baskets pour qu’on puisse vraiment pogoter à notre aise. Ce premier album, sorti d’abord sur le label garage-punk Dim Mak, est enfin réédité à grande échelle (grâce à Matador)… Et sonne une fois pour toutes le glas des discussions sans fin de rock critics : Pretty Girls Make Graves est un sacré groupe de… rock. Point barre. Et qui cartonne, mesdames et messieurs : douze titres costauds et furibards, qui donnent envie de se taper la tête contre les murs (du son) et d’empoigner une guitare, même pour de faux. Une bonne chose que cette réédition : la preuve que tout ce revival rock’n’roll n’est qu’une grosse blague médiatique, puisqu’il a toujours existé des groupes qui castagnent, depuis la nuit des temps (rappelez-vous The Monks en 1965… le premier groupe punk). Le rock tient une pêche d’enfer, et PGMG en est le fruit défendu.