The Atomic Road Kings est une formation américaine de blues plutôt puriste dans le genre, comme on en rencontre encore dans la banlieue de Los Angeles. Elle est drivée par le chanteur et guitariste Big Jon Atkinson. Il est soutenu par le drummer Malachi Johnson (NDR : dans le passé, il a épaulé les harmonicistes Kim Wilson et Bob Corritore), le bassiste Bill Stuve (NDR : 40 ans plus tôt, ce vétéran militait au sein des Mighty Flyers, le backing group d'un autre souffleur de L.A, le prestigieux Rod Piazza) et enfin l'excellent Eric Van Herzen, préposé à l’harmo. L'enregistrement a été réalisé dans le studio Bigtone d'Atkinson. Hormis le traditionnel "Two sided story", Jon et Eric signent l’ensemble d’un répertoire qui baigne au sein d’un vintage blues sans artifice, comme il était pratiqué dans les années 50…
De toute bonne facture, "I've got time" ouvre l’elpee, un blues dépouillé tracé par la ligne de basse acoustique écrasante du vétéran Bill Stuve ; Eric s’autorisant un premier envol à l’harmonica. Van Herzen et Tony Delgado brillent aux cordes, tout au long de "Rumors", un blues lent introduit par la gratte aux accents acérés et dont la ligne de basse communique un sentiment de tristesse infinie. Enlevé, "My way back home" est imprimé sur le rythme du chemin de fer, une piste qui marche sur les traces des premiers musiciens du Delta Blues. Toujours bien soutenu, "Candy man" est un Chicago shuffle caractérisé par les interventions classieuses d'Eric, de Big Jon ainsi que de l'invité Scott Smart. Blues rythmé, "Two sided story" est un traditionnel fidèle à la belle époque de Chicago : celle des fifties ! Le notoire Bob Welsh siège derrière le piano tout au long du slow/blues "Vibrations". Van Herzen se déchaîne une dernière fois à la manière de Little Walter, lors de la finale "Back down south"…

Nederlands
Français 
