Splendide disque que celui-ci : de ses arpèges suaves et délicats Raymondo (Christian Nolf, Boris Gronemberger, Lobke d’Hespeel et Cédric Castus) aspire à la félicité sonore, au calme de l’olympe. Du post-rock en sourdine mais loin d’être sourd, qui touche au plus précieux : notre cœur, entre deux pulsations. On souffle, on respire : c’est beau comme un matin d’hiver, le ciel prometteur de nouvelles espérances. Produit par Adam Wiltzie de Stars of the Lid (aux manettes des premiers albums des fabuleux Windsor For The Derby et Bedhead), « Raymondo » est une petite perle, huit chansons subtilement chaloupées, pas tristes mais colorées d’un spleen dans lequel avec bonheur on se love. Depuis Spain on n’avait plus ressenti telle félicité à l’écoute de tant de grâce mélodique… En plus c’est du belge, chose rare. Espérons que ces Raymondo reçoivent l’accueil qu’ils méritent amplement, parce que leur disque en vaut vraiment la peine. Un grand disque, à prêter à ses meilleurs amis.