En vingt minutes, les cinq Anglais de The Rocks se déchaînent, ne laissant après leur passage qu’une traînée de poudre rock’n’roll encore fumante. En vingt minutes, ces types s’improvisent les maîtres du monde, parce qu’il suffit parfois d’un riff maousse costaud pour remporter le pactole. The Rocks crie, crisse. The Rocks, c’est Gang of Four, les Replacements et les Libertines coincés dans un ascenseur, se foutant des coups de poing pour appuyer sur « Stop ». Rester entre deux étages : le garage au sous-sol, le punk au premier, puis le ciel, le vertige, la nausée. Woosh ! Un appel d’air. Les mecs tentent de coincer leurs guitares entre les deux portes, mais déjà le mécanisme s’enraye. Ne leur reste plus qu’à gueuler à l’aide, en espérant qu’on vienne les sortir de ce mauvais pas. Il faut les libérer. Il faut faire leur publicité. Parce que The Rocks rocke ( ! ! ! !), et l’on crie « Yeeeees ! ! ! », comme eux, jusqu’à l’extase, dernier étage, le septième ciel.