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Biohazard 8/8/26
The Cure

Origin Vol. 1

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Lors du poll 2002, j’avais plébiscité « Behind the music », le troisième opus de ce sextuor suédois, album de l’année. Un disque qui ne puisait plus exclusivement son inspiration dans l’essence du psychédélisme, mais aussi dans toute l’histoire de la pop et du rock. Je vous invite d’ailleurs à relire cette chronique. « Origin Vol. 1 » est sculpté dans le même moule, mais revisite d’autres pans de l’histoire de cette musique. On y retrouve bien sûr toujours les références aux Beatles (le ‘lennonesque’ « Song for the others ») et au Floyd circa « The Piper at the Gates of Dawn ». Tout au long de « Believe I’ve found », c’est une évidence. Donc à Syd Barrett. Et lorsque la voix nasillarde d’Ebbot Lunberg emprunte ses inflexions sinusoïdales, c’est encore plus flagrant. L’esprit de Roger rencontre ainsi Lenny Kravitz sur le très groovy « Royal explosion (part II) », George Harrison tout au long du contagieux « Bordeline » et l’orientaliste « Wheels of boredom ». Mais à l’instar du défunt Guided By Voices, TSOOL a exhumé l’intensité hymnique du Who. Du chef d’œuvre « Tommy », bien sûr. Pensez à « Pinball wizard ». « Transcendental suicide », même si le sens mélodique rappelle les débuts d’Oasis, et le final « Age of no reply », nonobstant ses claviers rognés, ‘manzarekiens’ (NDR : comme chez les Doors, si vous préférez), épousent ce profil. Si « Bigtime » s’enfonce dans la noisy ténébreuse et hypnotique de Jesus & Mary Chain, l’allègre « Heading for a breakdown » adresse un clin d’œil aux Byrds. Violent, furieux et échevelé, « Mother one track mind » carbure sur un tempo punk que n’aurait pas renié le MC5. Enfin « Lone summer dream » bénéficie d’orchestrations somptueuses dignes de Love. A moins que ce ne soit des Pretty Things. En fait, le psychédélisme de l’œuvre est tellement ample, tellement riche, que je ne puis m’empêcher de penser à la période la plus hallucinée des Jolies Choses. Et pour couronner le tout, Jane Birkin est venue donner de la voix sur « Midnight children », une chanson tout aussi langoureuse, mais forcément moins sensuelle que le célèbre « Je t’aime, moi non plus », qu’elle partageait alors avec Gainsbarre. Et pourtant, on n’a jamais l’impression que l’œuvre souffre de revivalisme. En fait, TSOOL est encore une fois brillamment parvenu à transcender ses influences pour les conjuguer au présent. Et à ce titre, cet elpee mérite de figurer parmi les ‘musts’ de l’année…

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