Pour peu que vous soyez fan de l’un ou de l’autre de ces deux artistes, vous ne pouvez absolument pas manquer ce disque. Une plaque à passer en boucle, à offrir à sa douce et tendre, à écouter lorsque vous mettez en doute l’existence de l’émotion dans les sorties de ces dernières semaines. Doit-on encore les présenter ? Allons-y quand même pour Miss Wright, elle en a peut-être plus besoin. Active depuis le milieu des années 90 dans le circuit indie rock américain, Wright sort une poignée d’album sur Rough Trade sous le nom de Crowsdell. Lorsque le groupe se sépare, le chanteuse décide d’enregistrer sur un quatre pistes pour finalement commencer à sortir ces enregistrements sur le label Quarterstick à partir de 1999. Depuis, deux de ces albums ont finalement atteint le vieux continent ; mais c’est surtout grâce à “Over the sun” sorti l’année passée que Wright s’est fait remarquer. Pas uniquement à cause du disque, mais aussi à travers des prestations scéniques à fleur de peau. Pour la liste non exhaustive des ses influences, je vous renvoie à la critique dudit album quelque part sur le site. Ce n’est donc pas une surprise de voir accolé le nom de Wright à celui de Tiersen. L’alchimie semble s’être opérée au sein du duo. Nous aurions pu craindre que l’ego de Tiersen empiète sur la sensibilité de Wright. Il n’en est rien. Bien entendu, le violon du fabuleux français se reconnaît à la seconde. Mais les cartes sont bien brouillées, d’abord par la magie du multi instrumentiste (chacun échangeant piano et autres objets à musique), ensuite par le profond respect qui semble avoir régné en studio. Du bien beau travail.