Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

logo_musiczine

Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Jon Spencer
Ora Cogan

We Breed Champions

Écrit par - -

Cet album était paru en 2006. En signant chez City Slang, la formation américaine (NDR : issue de Knoxville, dans le Tennessee) a ainsi pu bénéficier d’une réédition de son premier elpee. Découpé en 10 plages, cet opus s’ouvre par « New scissors », une superbe compo dont le style à la fois harmonieux, riche, hymnique mais capricieux, souligné par des harmonies vocales complexes et falsetto, rappelle instantanément Broken Social Scene ; le final nous plongeant même dans un véritable chaos organisé. Le spectre du collectif canadien plane d’ailleurs tout au long de cet opus. Enfin, quand les bidouillages électro n’envahissent pas trop l’espace sonore. Car c’est souvent ici que le bât blesse. Pas que je sois hostile à l’électronique, mais les bips bips analogiques réminiscents des consoles Atari, trop peu pour moi. Et puis Architecture in Helsinki s’en charge déjà. Et c’est largement suffisant ! Dommage, car le quintet a un potentiel certain. Le guitariste a un fameux toucher de guitare, parfois digne de John Mascis de Dinosaur Jr. Sur « Cat swallow », on se croirait même revenu en pleine période du Paisley Underground, alors que le plus enlevé « Brother » évoque un Built To Spill sous caféine. Plus funkysant, mais dans l’esprit d’un Talking Heads, « Lets get even » met encore en exergue le talent du gratteur ; mais au contact des oscillations à la Aphex Twin et des changements constants de tempi, on perd finalement le fil de la compo. J’épinglerai encore « Japanese cars », un morceau étrange caractérisé par les vocalises aussi éthérées que celles de Robert Wyatt de Schaffer et hanté par des interventions au piano électrique, « Little Switzerland », plus Weezer que nature (NDR : même le timbre me fait alors penser à Rivers Cuomo) et puis le final « Hyundai from Korea » (NDR : faut croire que le combo est obsédé par les voitures asiatiques !) Alimenté par des polyphonies vocales à la Polyphonic Spree, il est imprimé par des percus martiales ; à moins que ce ne soit sur le rythme du chemin de fer. S’il faut reconnaître néanmoins l’audace manifestée par ces Yankees, tout au long de ce disque, il faut regretter que les différents styles en présence parviennent trop rarement à entrer en osmose. Ce sera sans doute le challenge qu’ils s’imposeront lors de la confection de leur prochain elpee…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Royal Bangs
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: City Slang / Coop / V2
  • Date: 2009-04-06
  • Rating: 3
Lu 1073 fois
Plus dans cette catégorie : « Polaris Mouthful of Love »