Quatre années se sont écoulées entre la sortie de « Some Cities », le troisième opus de Doves, et ce « Kingdom Of Rust ». Quatre longues années. Même s’il passe plutôt inaperçu de ce côté de la Manche, le trio a jusqu’ici toujours tapé dans le mille et ce nouvel elpee ne fait pas exception à la règle. Depuis « Lost Souls », une première œuvre parfaite publiée en 2000, les Mancuniens ont toujours exécuté un travail impeccable, si bien que la discrétion de leur succès en devient frustrante. Car Doves est l’une de ces formations qui transporte l’auditeur de la première à la dernière note et l’envoie délicatement virevolter au-delà de la grisaille.
Pour « Kingdom Of Rust », les Doves ont effectué un véritable travail d’orfèvre. S’en dégage des mélodies pures (ce « Spellbound »!), recherchées (« Jetstream », « House Of Mirrors ») et, parfois, surprenantes (« Compulsion », « 10:03 »). Une nouvelle fois, le trio exécute un sans faute. A l’heure où le « The Seldom Seen Kid » de Elbow fait un carton plein, il n’y a aucune raison que ce « Kingdom Of Rust », qui s’inscrit dans la même veine, ne suive pas le même chemin. Pour y parvenir, peut-être faudrait-il aux trois talentueux gaillards une approche marketing un peu plus agressive…

Nederlands
Français 
