Début des années 90, un nouveau style de metal émerge en Europe. Une musique doom, pachydermique et dépressive combinée à des vocaux death metal. Les fers de lance du genre répondent aux patronymes d’Anathema et de My Dying Bride en Angleterre, Tiamat en Suède ou encore Celestial Season chez nos voisins bataves. Hormis My Dying Bride, tous ces groupes ont depuis adouci leur musique ; cependant, le ‘doom/death’ s’est perpétué à travers de nouvelles formations comme Saturnus, Swallow The Sun ou encore November’s Doom.
Dix-huit ans plus tard et à huit mille kilomètres de là, Jacobo –sorte de Rémi Bricka du heavy metal mexicain– décide de rendre hommage à ces groupes cultes des nineties en formant, à lui tout seul, Majestic Downfall un projet doom/death imaginé dans la plus pure lignée de ses idoles européennes. Jacobo n’est pas un nouveau venu sur la scène metal. Il a joué plus de 10 ans au sein du combo mexicain Antiqua ; en outre, il avait déjà édité en 2008, « Man Made Paradise », une petite perle trash/death mélodique au sein de Ticket To Hell, son autre groupe personnel. (NDR : à vous procurer, si vous l’avez loupé).
S’étalant sur 56 minutes pour seulement 5 chansons, « Temple Of Guilt » entre tout à fait dans les canons du genre. La musique est lente et lourde, éclairée par la présence de claviers majestueux. Les vocaux sont proches de ceux de Darren J. White, le vocaliste historique d’Anathema. Les ambiances sont à la fois malsaines et mélancoliques. Si Jacobo aime bien travailler seul, il sait s’entourer de musiciens de session lorsque le besoin s’en fait sentir. Il a donc laissé le soin à Porncho, le cogneur du groupe death mélodique mexicain « The Ill Over Death », le soin de s’occuper des parties de batterie.
Il faut s’en douter, les compositions de Jacobo n’apportent rien de neuf au genre ; mais la production est excellente et surpasse de loin celle des premières œuvres d’Anathema ou de My Dying Bride. « Temple of Guilt » est un très bel hommage aux groupes cités ci-dessus. Vivement la suite.
A déconseiller cependant aux personnes suicidaires ou dépressives.

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