Scott Matthew, le plus déprimant des artistes folk, revient hanter les platines. Intitulé « There Is An Ocean That Divides And With My Longing I Can Charge It With a Voltage That Its So Violent To Cross it Would Mean Death », son nouvel ouvrage a été rebaptisé –pour faire court, mais également afin de faciliter la tâche de la presse et permettre au public de mieux décrypter la plaque dans les bacs– « There is an Ocean That Divides… » Un disque qui suit les traces de son opus éponyme, publié à peine un an plus tôt. L’Australien, qui s’est fait connaître en apparaissant au casting et sur la b.o. de « Shortbus », le voluptueux long-métrage de John Cameron Mitchell (Velvet Goldmine, Hedwig & The Angry Inch), parvient une nouvelle fois à vous arracher toutes les larmes du corps.
Aussi à fleur de peau qu’un Antony Hegarty, Scott Matthew s’est appliqué à composer onze nouvelles compositions aussi sombres et mélancoliques que celles qui parcouraient son éponyme. Sa voix magnétique, aux intonations rappelant parfois David Bowie, transperce l’âme tel un poignard bien aiguisé. Seul un être dénué d’émotion pourrait rester insensible à la splendeur de « For Dick », « White Horse », « Friends and Foes » ou « Every Traveled Road ». « There Is An Ocean That Divides » dévoile également un pan inattendu de la personnalité du Brooklynien d’adoption qui agrémente sa seconde œuvre d’un positivisme enivrant (« German », « Community », « Ornament »). Scott Matthew est plus que jamais un artiste à suivre de près.

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